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Astrologie chinoise des anciens Empereurs

Lors du règne des Empereurs, le Tribunal des Mathématiques, équivalent du Service de l'Heure chez les Arabes à l'époque du calendrier soli-lunaire et celui de nos Observatoires, avait un document spécial pour l'Empereur.

Calendrier et almanach.

Le Tribunal réalisait trois documents et en éditait deux.

Le premier qui était le calendrier public, seul a pouvoir circuler et être détenu sous peine de mort,

le deuxième qui reprenait le contenu de nos almanachs, phases de la Lune et éléments de base comme la distance des planètes aux différentes demeures ou Sieou et le troisième.

Le troisième n'était ni imprimé ni distribué, il était lu à l'Empereur qui seul pouvait en avoir connaissance avec ses astronomes.

Ce document contenait toutes les conjonctions de la Lune avec les planètes et les appulses aux étoiles inférieures à 1 degré de latitude.

L'appulse est le fait de 'raser' un astre ou une étoile sans la cacher, l'occulter.

Le degré est évidemment un espace très court, cela signifie qu'astrologiquement on distinguait, ce que l'on voit dans les statistiques, le fait pour un astre d'être occulté par la Lune et de perdre ses significations ou, au contraire, d'être 'sollicité' par le passage ou transit de celle-ci.

Ces configurations étaient des configurations vraies, c'est à dire que l'on tenait compte de la parallaxe et non de la perception visuelle du lieu, l'astre était donc ramené à sa position réelle par rapport au centre de la Terre.

Pour les planètes, il était signalé les conjonctions, cachées donc au public et les appulses, le passage rasant de la planète, à moins de un degré ici aussi.

Les Mandarins avaient également le devoir de prévenir l'Empereur chaque fois que la Lune se trouvait en conjonction avec une planète ou une étoile de première grandeur.

Il en était de même pour la conjonction avec l'étoile ouvrant une constellation, un des 28 astérismes et donc les demeures.

Si le Président du Tribunal se rendait compte, en cours d'année, que ses prévisions étaient erronées, alors il se devait de prévenir l'Empereur de la configuration fautive et de l'erreur du calcul.

Cérémonie du Calendrier.

La distribution des calendriers un et deux était l'objet d'une grande cérémonie tout en or et couleur rouge.

Les officiers des Princes les recevaient à genoux et pour les Reines, le calendrier était remis à leurs eunuques.

A la fin de la cérémonie tous se tournaient vers le Palais Intérieur et se prosternaient après s'être à nouveau agenouillés en baissant par trois fois la tête jusqu'au sol.

Ensuite ils faisaient trois génuflexions et neuf inclinaisons de tête en remerciement de la faveur accordée, avoir pu recevoir le calendrier de l'année.

Le calendrier reflétait l'ordre céleste et servait de lettre de créance pour les ambassadeurs. Accepter le calendrier d'un État, c'était admettre d'en être le tributaire.

Ce qui, avec l'arrivée des missionnaires et de la science astronomique européenne, provoqua bien des conflits dans la Cour Impériale.

Le Président du Tribunal.

Si une erreur de calcul était une épreuve regrettable pour le Président du Tribunal, il en était une autre plus redoutable.

Tous les 45 jours il devait faire rapport à l'Empereur.

Il devait dresser la figure du Ciel et annoncer la disposition de ce Ciel et les changements des températures.

Il devait aussi annoncer toutes les circonstances qui en peuvent résulter comme la peste, les maladies, la cherté ou rareté de vivres.

Il lui fallait également annoncer les jours de vent, de tonnerre et de pluie. Et la neige.

Cela peut étonner le lecteur habitué aux prévisions vagues faites de nos jours pour les signes du Zodiaque, mais c'était la règle avant ceux-ci.

Dans leurs Présages, Nostradamus et ses confrères prédisaient pour chaque mois le temps, une éventuelle attaque du pays et bien d'autres choses comme la qualité du vin en France. Nous faisons de même, c'est assez facile lorsque l'on utilise le ciel astronomique et non les 'signes' du calendrier grégorien et les réussites à un mois d'avance sont aussi - parfois plus - fréquentes qu'avec les prévisions météo, faites à 5 jours. On consolide ces prévisions avec des éléments comme le comportement des animaux, Luc Lamery a publié ces règles dans l'Horoscope du Bélier 2016.

La connaissance des étoiles, de l'astronomie et de tous les phénomènes qui peuvent y être liés était donc nécessaire.

Le plus dangereux était la prédiction des éclipses. Durant la période sombre, entre -3000 et -1000, on constate - en fait l'Académie Royale de France - que l'homme semble avoir perdu ses facultés intellectuelles, les observations sont rarissimes, les écrits ou plutôt commentaires crétins. Nous avons la table des observations du cycle de la Lune, c'est un poème, les erreurs sont incompréhensibles.

C'était d'autant plus regrettable que l'Empereur envoyait des messagers dans les villes pour prévenir qu'il avait commandé, en tant que Fils du Ciel, une éclipse. Lorsque celle-ci n'avait pas lieu, son pouvoir tombait quelque peu, mais moins bas que la tête des astronomes.

écrit 2015-02-18 09:59:00 modifié 2015-11-30 21:17:47 publié 2015-02-18 09:59:00' Visites juin 2017 1597


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