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Que sont les Sares ou Saros ? On compte les 120 Sares de Bérose comme 432000 ans et toute la discussion porte sur la durée réelle de ces années. Un Académicien des Belles Lettres s'y est penché. Voyons ses propos.

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Ce nombre de 432000 est repris tel quel chez les Indiens mais on sait - plus ou moins - que les écrits astronomiques des Indiens ont une source commune, les documents que le dernier Roi de Ninis, que nous appelons Ninive l'ancienne, fit déposer dans des lieux surs et éloignés.

Plus que la tradition, l'étude de la zone géographique où apparaissent ces livres savants en décalage avec le savoir de leur époque et le fait que ces documents astronomiques existent en sanscrit laisse penser qu'ils furent placés au Tibet dans quelque grotte.
Revenons au sare.
Un écrit très abimé et corrompu de Suidas nous signale que l'unité de base de ces sares serait de 18 ans et demi. On y voit le saros, évidemment, à  la différence que la valeur stipulée par le document devrait être lue comme 235 fois 29.53059 jours. C'est en effet le cycle qui revient dans les différents calendriers et les traités ou Siddhanta de l'Inde qui, tous, copient la même source, très précise.
Cela transforme, comme l'a remarqué l'astronome Bailly, les fameux 432000 ans en 2200 ans et en fait, car Bailly tire ses conclusions en comparant des règnes perses, Indiens et chinois, mésopotamiens connus tout en ignorant la valeur du sare dans ses calculs, ces correspondances ne l'avaient pas frappé - il ne retrouve cette durée de 2200 que par comparaison de dynasties - la durée réelle se porte à :
- 120 fois 19 ans (correspondance quasi exacte entre révolution Terre et cycle de la lunaison) soit 2280 années.
Un autre document indique 2222 ans et parle du rythme des éclipses, soit 222 toujours d'après le même document. Il est facile d'y voir la magie grecque des nombres (222 et 2222) mais l'utilisation généralisée du calendrier C19 ou Circulus Novemdecim à ces époques permet de trancher.

Le véritable cycle oublié, sinon des Hébreux, est de 235 fois 29.53059 jours. Cela fait 120 fois 832762.6 divisé par la révolution sidérale (on n'utilisait pas l'écliptique alors) ou 365.256 ce qui donne 2280 ans presque exactement. De là  ces valeurs, ce sont des cycles quasi exacts.
Pour la discussion, si c'est la période avant le Déluge, cela nous mène à  2348 (chronologie biblique) + 2280 ans. Mais.
Mais on pense (un écrit hébreux l'affirme même) que la Création serait en réalité la conjonction équinoxe et périhélie, soit -4060 selon nos modèles et -3895 selon la progression moyenne de ces deux points, périhélie et équinoxe.
Les Chaldéens nous ont laissé des cycles de Mercure de plusieurs milliers d'années indiquant quand Mercure revenait, au même endroit du Soleil et au même lever sur la Mésopotamie. Ces cycles sont très exacts, nous les connaissons depuis la fin du dix-huitième siècle.
La connaissance au millionième près de ces cycles indiquerait, selon l'astronome Bailly, une observation de 4000 ans.  Cela peut sembler long, mais nous avons d'autres indications.
Ainsi, interrogés sur le Temple d'Hercule construit lors de la fondation de leur ville, les habitants parlaient de 3 myriades d'années, soit dix mille ans par myriade. Les prêtres, c'est à  dire les savants, rectifient devant Hérodote, de mémoire, et stipulent 2400 ans environ.

Signification de tous les Sares.
Sar signifierait restitution ou retour.
Dès lors les Rois des Babyloniens et les autres Rois seraient des cycles et même des cycles prévisionnels, prédictifs, caractérisant des événements.
On connait le cycle de 60 ans qui est de type Jupiter et Saturne, utilisé en Chine. Cette valeur, 60, est avec celle de 28, à  l'origine des deux plus grands étonnements de l'Académie Royale lorsque les bateaux et les missionnaires revenaient des iles alors lointaines. Partout, on retrouvait cette division en 28 et en 60, avec la particularité de l'inversion des constellations.

Expliquons nous.
Encore de nos jours, en Inde, la demeure le Serpent fait face au Serpent astronomique et ceux qui connaissent le calendrier dit hébreux mais en fait universel, car Darius l'utilise dans son livre des campagnes, savent que l'année commence à  l'équinoxe d'automne et non à  celui du printemps.
Un document en notre possession, numérisé sur base de texte imprimé, utilise directement les étoiles du Sud de la Terre pour le repérage et  il en sera de même pour l'astronome Surdhyo, vers l'an 384, qui donne des latitudes exactes pour les étoiles du Sud mais calcule mal celles du Nord, preuve qu'il faisait comme Ptolémée et Aristarque, dénoncés par un astronome arabe vers 800, il lisait un document plus ancien. (1)

(1) Citation simplifiée de notre astronome arabe ou persan. Ptolémée a recopié les observations du livre de Ménelaàs faites en l'an 845 de Nabossar (début le 31 juillet de 97 ère commune soit en 98) et a marqué les étoiles pour la première année d'Antonin et cette première année d'Antonin est de 41 ans après les observations. Ptolémée dit que Ménelaàs trouve la distance de l'épi au premier degré du Cancer à  86°15" et ajoute 25' pour le mouvement en 41 ans car il le supposait d'un degré en 100 ans. De fait il place l'épi dans 26°40' de la Vierge et l'étoile du Front du Scorpion dans 6°20' du Scorpion et ainsi de suite. Ménelaàs la donne, du moins la plus septentrionale des trois du front, dans 5°55' du Scorpion. avec sa distance à  l'équinoxe d'automne de 35°55' (d'après le texte de l'Astronome Soufi Adad-el- daoulat qui signale que tous les traités d'Albetanus et autres auteurs sont des faux, seules les étoiles principales furent étudiées et les autres recopiées avec les erreurs d'origine dans la traduction des lettres-valeur).


Le Sare se divise en Neres fixées, sur base du cycle de 18.5, à  37 lunaisons et quelques jours.
On voit la division en 6 de 222 mais en fait 235 est plus exact et donne 39 virgule 16.soit 1156.6 jours.
Reste le sasos ou sase de 60. Les valeurs transmises sont Nere 600 et Sare 3600, soit en lunaisons 291 ans presque exactement pour un Sare. On fait 3600 fois 29.53059 jours et divisé par la révolution de la Terre, sidérale ou 365.256, périodes connues et écrites dans de nombreux textes anciens.
On obtient dès lors pour nos 120 sares une période plus longue de 34920 ans solaires.
Attention car Il doit en être comme des stades. Mégasthène et Déimaque donnent 30000 stades à  la dimension de l'Inde. Patrocle y voit 18000 et Ératosthène et Strabon s'en moquent. Mais les stades d'alors avaient 30000 pour 1111 1/9 degrés ou 18000 pour 666 2/3 et ces longueurs représentent toutes deux la distance du Cap Comorin à  Kandahar, soit.... 540 lieues. L'information est bonne mais mal transmise.

Note août 2016. A la relecture 5 mois plus tard, je me rend compte que quelqu'un pourrait être un peu perdu. Ce ne serait pas l'Académie qui a fixé le mètre - qui est en fait la résultante de la division d'un cercle de Un par le nombre d'or car il est utilisé dans des bâtiments antérieurs et, s'il y a discussion sur ce point, en aucun cas la division de l'équateur de la Terre n'est une invention de l'Académie. Toutes les mesures anciennes sont relatives à  des cycles astronomiques ou à des mesures terrestres. La coudée, par exemple, n'a strictement rien à  voir avec le coude d'un homme. Si le coeur vous en dit ou si vous ne voulez pas mourir idiot, vous trouverez une information sur les liens existants entre mesures anciennes et réalités terrestre et astronomique sur cet article Compter sur les doigts ou calcul pratique en Astronomie.

Continuons pour les Purs.
On sait que sosos vient de heure et qu'il y avait 12 heures dans un jour, nous avons dédoublé de nos jours en comptant 24 heures et non plus 12.
Et que nere signifie jour et qu'il y a 28 jours lunaires dans une lunaison de 29.53059 jours terrestres.
Le Sare signifie mois et serait issu de sahro. L'école anglaise a tenté de prendre le mot Ashar qui signifie 10, mais c'est tordre les mots et leur démonstration tirée par les cheveux donne des divisions avec des restes, ce qui ne se peut.
Nous aurions des sares divisés en 235 Lunes de 28 jours ou nares de 12 heures ou soses. ou périodes méton.

Vous me suivez ? Je résume l'étude académique, un tantinet plus compliquée.
Pour Plutarque, 60 désigne l'espace du Ciel parcouru par le soleil en 1 jour. Ce doit être le Soleil de base aux calculs astronomiques, l'année étant ramenée à  360 degrés-jours que nous avons conservé et qui se retrouve chez les anciens Chinois.

On se perd un peu pour les écrits de Plutarque, un auteur pourtant romain avançant une date antérieure à  la Fondation de Rome pour la vie de cet écrivain et il est probable, l'idée de livre relié étant récente, que ces Plutarque et Ptolémée soit plus des Larousse ou Hachette que des Voltaire ou votre serviteur.
C'est le peuple et les devins qui ont cru qu'ils comptaient une année de 360 jours et 12 mois, en fait ce sont des chiffres d'astronomes, pas de calendrier.  Les traditions gardent encore une division du degré en 1080 et non 1800, soit 60 fois 18.

Valeur du cycle lunaire.
Les chiffres donnés par les écrits anciens ne sot toutefois pas les mêmes que les nôtres.

La Lune et la Lunaison semblait la base temporelle de leur astronomie, donc pas nos pseudo jours, années et millénaires julien indéfinissables mais ce cycle lunaire ou lunaison d'une stabilité à  toute épreuve.
Ils donnent, ces écrits, la valeur astronomique, plus exacte donc, de 29,53058795 très précisément, valeur résultant d'une division de deux grands nombres que nous avons conservé. La précision est telle que suit.

Nous avons actuellement la valeur pour la norme j2000 de 29,53058886 et, en norme B1950, la valeur de 29,53058796. Ces différences proviennent de la méthode de calcul. En 1950 on utilise l'année tropicale qui est en fait vernale alors que nous utilisons désormais une année tropicale pondérée sur les 2 solstices et équinoxes.
C'est donc la valeur de 1950.0 qu'il faut comparer et on voit la différence de 0.00000001 partie de jour par mois ce qui fausse quelque peu les calculs.
Nous plaisantons.

En appliquant ces valeurs, même celles de 29.53059 aux positions astronomiques données pour février -3101 (-3102 chronologie) qui sont les plus anciennes connues, on obtient bien la position de la lune qui aurait été observée à  son lever à  Ninive selon nos calculs. (1)
Reste à  savoir le sens de ces Rois.

(1) On ne peut aborder des dates aussi lointaines par les jours juliens sans rectification car le siècle julien est un amoncellement de jours qui additionnent des milliers de secondes 'supposées' invariables et les écarts deviennent monstrueux entre l'observation et ces périodes somme toute fictives. Le Delta t de -3100 est de 71000 secondes si nous travaillons en jours juliens - et donc en addition de milliards de secondes atomiques artificielles - et il est plus simple de retrouver la Lune vraie du jour (en fait la Nouvelle Lune la plus proche), ce qui est facile car les cycles sont quasi exacts, et repositionner le jour et surtout l'heure vraie à  partir du cycle de Meton qui donne ici un delta de 61000 secondes environ.

Nos éphémérides perpétuelles - qui intéressent autant les lecteurs que nos études uranologiques - sont fondées en C19 ou Méton. En aucun cas en secondes atomiques juliennes additionnées.

Calendrier symbolique.
Le calendrier servait plus à  marquer les temps heureux que le travail des champs alors, nous avons régressé avec nos signes. Il devait suivre la Lune pour indiquer ces temps et plusieurs calendriers, administratif, populaire ou agricole (celui de nos astrologues), astronomique (celui des degrés de nos astronomes) et autres existaient.
Pour les Chaldéens, on estime qu'ils utilisaient des cycles de 10, 12 et 60.  Il y aurait eut un cycle de 60 petites heures dans un jour complet ou 24 heures actuelles nous dit l'excellent De Guignes (il s'agit de la valeur donnée par Plutarque). C'est logique, cela fait des "heures" de 24 minutes, soit 6 degrés d'arc terrestre par heure, ce qui simplifie les calculs avec le nombre 60. Remarquons que cela implique la connaissance de la rotation terrestre, encore nie en 1650 par nos astronomes.

Ensuite, comme le calendrier républicain, on avait une décade soit 3 dans un mois parfait ou astronomique.
Dans cette optique, le Neros était un cycle non astronomique de 3 neros dans un mois qui comptait 1800 sosos ou heures d'alors et, partant, le saros fait 60 jours ou 2 mois.
Les 28 jours sont utilisés avec la Lune car il y a 28 jours lunaires, ceux des marées, dans une lunaison.

Reste encore à  voir ces décades, car deux traditions existent. L'ancienne, qui voit une division en trois selon l'écliptique de chaque mois parfait ou astronomique, Sud, Centre, Nord et l'égyptienne - reprise par les Grecs mais qui parait erronée - qui divise en trois ces parcours, mais c'est plus de l'astronomie que des cycles.

Terminons cet article par une phrase de Bouché-Leclercq : on ne perd jamais son temps à  voir à  quoi les autres ont perdu le leur... Bravo pour votre persévérance.

D'après J. De Guignes, Observations sur les sares des Chaldéens, Histoire de l'Académie Royale, tome 47, édition de MDCCCIX (1809).

Date article : 11 mars 2016. E, ligne 2016-08-01 12:37:34' - Modifié 2016-03-11 09:09:27', - Visites mars 2017 (perte du serveur)  545


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