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Un livre passionnant sur l'astronomie et l'astrologie chinoise antique où le lecteur va avoir la description donnée par plusieurs écrits des instruments d'optique étonnants utilisés il y a des millénaires. A lire puis à  comparer avec les écrits anciens de l'Inde. Première partie de l'article.

Astronomie chinoise antique - 1732 de deux Jésuites, Souciet & Gaubil.

Loin des écrits habituels, cette étude nous permet d'avoir accès aux écrits bien antérieurs à  ceux qui apparurent en Europe, vers le troisième siècle selon l'auteur, c'est Gaubil qui rédige - mais surtout vers le seizième.

Il fait remonter les informations à  2300 avant l'ère commune, signalant que la période -2100 annoncée plus tard est rejetée. Il montera plus loin dans le temps ensuite.

C'st le règne semi mythique de Tao et des Actes de Tao, qui s'avère être un géomètre, en terminologie ancienne, qui fixa les règles qui ne furent plus comprises par la suite.

Voici ces règles antiques.

L'astre est repéré grâce à  un découpage en 24 de la voûte céleste sidérale, soit identique à  nos astronomes.

Le ciel est découpé en 28 constellations principales dont 4 sont liées aux points cardinaux.

Il est fait usage du nombre 60 pour les sous divisions.

L'année compte au maximum 366 jours, trois de 365 et une de 366 jours.

Cette année est aussi comptée 365.25 aillleurs et le cercle est divisé non pas en 360 comme les années parfaites des Mésopotamiens mais en 365.25 'degrés chinois', divisés en centiminutes elles mêmes divisées en centisecondes. Donc 365.2473 devient 365°24'75''. Il faut convertir.

Le lecteur aura tout de suite compris d'où viennent les calendriers ou années absurdes de l'Antiquité à  certaines époques : l'incompréhension du système.

Tao ne voulait pas que ce comput soit utilisé et imposa de travailler avec une année lunaire et d'ajouter un mois tous les 5 ans mais attention, la Lune est comptée sur 60 jours.

Le système commence avec Mao, ce sont les Pléiades, associées à  l'astre Mao.

Les Pléiades se situant à  56,87 degrés, en j2000,0, nous avons la date des observations mais l'auteur précise que le système était incompris dès l'époque et donna lieu a tant de supputations qu'il est vain d'étudier les temples, tous plus récents car un mini déluge a tout détruit depuis ces observations.

Mao culmine au coucher du Soleil au solstice d'hiver selon le texte.

Cela place le Scorpion au bas de la figure et cela ne peut être qu'Alpha Serpent ou Alpha Scorpion, à  dix degrés, sans doute Antarès vu la déclinaison.

C'est la déclinaison des Pléiades qui joue dans toutes ces traditions.

Cet astérisme est l'endroit où s'exprime l'à‚me de l'Humanité, d'où émanent les Corps des Dieux manifestés que nous appelons astres.

La déclinaison est de 24 degrés Nord. Donc ces Traditions remontent à  la voie du Soleil et au solstice , Sud ou Nord, avec ces étoiles au sommet.

Il suffit d'ajouter les 33 degrés qui manquent pour avoir les Pléiades au sommet, cela nous donne +2376 dans le futur ou (25600/4-4391) -2000.

Il y a une impossibilité ici, les points cardinaux ne devraient pas être liés aux étoiles.

Un insoluble problème de date.

Il donne une période de 800 années où l'on aurait constaté que les étoiles ont bougé d'un degré, ce qui est impossible et signifie en réalité qu'un astérisme avait été parcouru, ce qui est exact. La précession est actuellement d'un degré en 72 an, dans l'antiquité elle semble de 1 degré pour 68.8 ans, car l'inclinaison de la Terre varie, elle diminue sans cesse (donc, bientôt, adieu les 'signes' saisonniers).

Il faut en effet 900 ans pour que l'équinoxe se décale d'une demeure et les demeures chinoises ne sont pas strictes, elles s'adaptent aux étoiles avec une étendue souple sinon variable.

Il y a tout lieu de penser que cette notation apparait suite à  la remise de l'équinoxe à  son point vrai.

Le calcul nous laisse supposer, pour les Pléiades, -2100, ce qui est impossible, cette date est rejetée comme trop courte, -2300 est la date minimum.

Cela nous oblige à  ajouter les 800 ans dont parlent les écrits, plus exactement 25600/28 ou 914 années.

Si après le règne de Tao le Savant on vit, par la suite, la perte du savoir, alors nous sommes avec des dates 'bibliques' et -2100 + -914 donnent -3014.

Il faut toutefois tenir compte de la division ancienne où l'on positionne les points cardinaux au centre des constellations. De fait le changement du avoir lieu après 467 années.

La Bible donne 3336 époque de Nabuchodonosor en -425, soit 3761.

En supposant que l'on ait attendu le décrochage maximal, cela place Tao vers -3481 ou au contraire 3014-457 soit -2560.

Cette supposition n'est pas gratuite car l'auteur nous précise que Mao fut ensuite toujours considéré comme le deuxième astérisme dans les temps qui suivirent et notons qu'elle est redevenue le premier de nos jours, les Pléiades n'étant visiblement pas liées à  l'équinoxe car elles indiquent les étoiles dans des inscriptions vieilles du mésolithique.

Il y a tout lieu de penser que les astronomes, incultes après selon notre auteur, aient confondus, par proximité, le rôle des Pléiades et celui de l'équinoxe.

Résumé des Particularités.

Faisons un premier point car le livre est incomplet, il manque une page sur deux.

Il y a 360 jours qui ne sont jamais utilisés, il s'agit donc d'une donnée de calcul astronomique comme la division en 12 - ici en 24 - pour l'équation de temps.

Division en 60.

28 astérismes.

Quatre points cardinaux.

Repérage selon l'équateur, plus tard on utilisera aussi et surtout l'écliptique.

Usage de l'astronomie en coordonnées horaires et du coucher acronyme.

La première Lune est celle du Palais, la deuxième et 5, 8, 11 sont liées aux points cardinaux, mais l'usage varie de deux à  trois.

Une table chinoise ancienne positionne correctement les colures mais débute au centre de la saison d'hiver, ce devait être la règle autrefois. Autrement écrit les 7 divisions ou demeures sidérales des saisons débutent, en quelque sorte, avec le sieou trois et non un.

Signalons que ces tables sont très disparates, il y en a qui donnent avec exactitude la durée des saisons en jours, d'autres qui divisent simplement l'année en 4, mais un Empereur fit détruire par le feu tous les livres d'astronomie vers -220, alors...

Enfin, dans le calendrier lunaire, la première Lune "de Printemps" a lieu lors de la conjonction qui précède de peu le solstice d'hiver, à  comprendre donc comme Lune de réajustement, les 12 sont des mois lunaires accordés aux constellations transitées par le Soleil, sans doute majoritairement au cours du mois. Pour les quatre lunes 'réajustées' aux solstices et équinoxes le Prince venait en cérémonie au sommet de la Tour lire le Ciel, de fait c'étaient des Princes-Savants.

Ce n'est pas une règle générale, mais la 'Chine' est alors un nom général pour différents royaumes, et d'autres écrits indiquent que la première Lune doit se compter dans ce que nous appelons les Poissons sidéraux, ce doit être ici la Lune 'savante', divinatoire et non le calendrier car le document tire des présages de la Culmination à  ces moments.

L'ouvrage donne un calcul. Le texte chinois dit la 25 année du règne, en été, éclipse le premier jour Sin-ouy de la sixième Lune. C'est précis. Le calcul donne 27 mai 669 avant l'ère, Lune en conjonction à  27 degrés Taureau (lequel?) et nœud à  1 degré Sagittaire. Les calculs de Hind-yun-lou donnent de 13 à  15 heures septième Lune des Tcheou. Les Tang & Tuen font le même calcul même jour mais comptent sept pour la Lune car leurs tables placent le Soleil plus à  l'est de quelques degrés. Le fait que le Soleil soit mal calculé mais ni l'éclipse ni le jour se retrouve en Indes, ce sont les éphémérides perpétuelles qui ramènent tout au Soleil.

Un traité formellement daté de -1764 signale que pour faire de l'astronomie il faut savoir que 9 fois 9 font 81 et qu'un triangle avec un angle droit compte 3, 4 et 5 et vaut 25 comme côtés ce qui signifie que plus de mille ans avant Pythagore (-533), la trigonométrie sphérique était d'usage courant car le traité est quelque peu abrégé par le Jésuite.

Celui-ci, en effet, trouve qu'il y a des croyances astrologiques et passe les pages, signalant quand même que les 12 mois et les quatre saisons ne sont pas solaires mais lunaires.

Il nous donne ausssi des exemples et s'égare à  signaler que la Nouvelle Lune est l'Accès au Palais des Ancêtres.

Nous étudions toujours la lunaison en astrologie.

Les douze constellations sont définies - ou relatives à  - par la marche de Jupiter, outre les 12 Lunes.

Nous voyons, comme nous l'écrivions par ailleurs, que Jupiter est bien l'origine des douze symboles liés aux années.

Il serait absurde pour des personnes instruites de conserver ces douze 'signes annuels' chinois sans étudier la position réelle de Jupiter dans les constellations, ce serait une aberration mentale, vous savons que ce sont les étoiles et les déplacements jupitériens. Jupiter exécute sa révolution en 11.83 ans environ (de mémoire 4334 jrs).

* Nous possédons la liste des événements portant sur plusieurs millénaires. Nous réaliserons et déposerons cette étude sans intérêt pour le public.

L'astronomie fut également accordée au calendrier par le fondateur du Tribunal des Mathématiques, Hoang-Ti, soit le Service de l'Heure de nos jours, qui mit au point la boussole, des siècles avant notre ère ce qui impressionne le Jésuite déjà  troublé par la trigonométrie sphérique.

Nous le soupà§onnons de passer rapidement sur certains éléments plus troublants car son prétexte d'astrologie pour les écarter cadre mal avec l'époque où c'était encore presque une science.

Ce même Hoang-Ti inventa d'autres instruments, le Thomas Edison de l'époque donc, notamment les lu-lu, instruments de musique dont les mesures et la forme étaient accordés, un par un donc, pour chaque Lune.

Au départ de ceux-ci il y avait toute une science de mesure pour les poids, l'astronomie, la géométrie, et Hoang-Ti mit par écrit le cycle des dix Kan et douze Tchi qui régissaient l'Histoire.

Le lecteur cultivé retrouvera Kepler et les Grecs avec leurs principes d'harmonie.

Le Jésuite ajoute à  toute vitesse que s'il connaissait tout cela, « il est clair qu'il devait aussi connaître la navigation» puis passe la ligne.

Ce qu'il lit sent visiblement le soufre car d'où peut-il extrapoler cette conclusion? Des documents évidemment. En outre il fait référence, comme principe d'autorité avant d'écrire ses constatations, à  l'histoire des Chinois déjà  partiellement décrite selon les écrits de son église, pour quoi?

Après il va passer au sensible, la description d'un Observatoire...Il y a des millénaires. Mais, cela va nous donner une clé. Il ne décrit les tubes avec des pierres spéciales pour observer les astres qu'à la fin et en précisant qu'il a reçu l'autorisation des autorités religieuses pour spécifier que ces tubes étaient montés sur pivots. Par recoupement, puisque le temps était mesuré par une bassine (clepsydre), le pointage devait être mécanqiue en fonction du niveau et du poids de l'eau...

Fin partie 1. La 2 est en ligne même rubrique.



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