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Les exaltations astrologiques ou les Degrés parfois appelés Mystères par certains traducteurs de l'Uranologie chaldéenne. Ou une approche nouvelle des exaltations et des degrés "sacrés' et en fait astronomiquement remarquables.

Exaltations, degrés sacrés et décans.

La table numéro 5 du poème de la création nous explique les travaux de Jupiter (ou Iovis, Mardouk). Il institue l'année et en fixe les limites, positionne les douze mois et offre, à  chacun d'entre eux, trois astres.


Le rapport 12 et trois donne 36, mais il ne s'agit nullement de 36 décans comme l'ont cru les Grecs, notamment Diodore de Sicile. C'est la transposition des trois divisions astronomiques, astérismes de l'hémisphère Nord ou d'Enlil, de la zone équatoriale ou d'Anou et de l'hémisphère Sud ou d'Enki (Ea).

Autrement dit, un ciel 'parfait', à  l'origine du Thema Mundi connu de tout astrologue, qui est représenté par une année parfaite de 360 jours et douze mois lunaires parfaits de 30 jours avec des cercles concentriques attribuées à  un astre ou une étoile.

On trouvera parfois le mot constellation, mais l'usage de 'constellations' n'apparaît que vers le dernier millénaire que l'on peut considérer comme le début de la décadence du savoir.

Bien entendu, cette représentation est une pure spéculation, on ne l'utilisait que pour des réflexions métaphysiques. Notons toutefois qu'elle fut livrée au grand public assez tard, à  l'époque grecque, vers le troisième siècle, et qu'elle est à  l'origine du Zodiaque actuel.

Certains auteurs y voient l'origine des 360 degrés (12 mois de trente jours) actuel, mais en fait ces 360 degrés viennent de la correspondance établie, et toujours utilisée par l'horoscope progressé, entre le jour et l'année. Sur la base du système équatorial utilisé, la journée était divisée en 12 heures et comportait des sous divisions correspondant au déplacement apparent du ciel de 1 degré.

La couronne extérieure appartient à  Ea, la centrale à  Anou et le cercle intérieur à  Enlil.

L'attribution des étoiles, au sens donné à  l'époque à  ce nom, astre au sens large chez nous, avec toutefois toujours, c'est fondamental, une idée de luminosité, de magnitude, est fondée sur le lever héliaque de celles-ci pour le mois indiqué. Héliaque ? C'est le passage à l'horizon, le matin donc, avec le Soleil.

Un document spéculatif utilise une méthode que l'on retrouve ailleurs, la symétrie. Les Babyloniens auraient-ils constaté puis extrapolé une symétrie générale du système ? Il semble bien que oui, même s'il nous faudra attendre le vingtième siècle pour découvrir, dans nos statistiques, l'apparition de 'croix' sur les graphiques.

 Quoiqu'il en soit, le document donne une contrepartie nocturne aux étoiles considérées qui n'est que relativement exacte. En termes plus simples, les levers héliaques sont corrects, mais pas les couchers.

De cette spéculation, ils en vinrent à  une projection sur la voie d'Anou ou écliptique selon la terminologie actuelle. Et, par projection, ils attribuèrent à  l'écliptique les étoiles qui bougent ou planète de Baino en grec 'je me déplace', à  des lieux ou degrés appelés degrés du Mystère, selon la traduction douteuse de 1950.

Dans le système chaldéen d'un calendrier parfait de 360 divisions, ces degrés de 'mystère' étaient :

Soleil, 19 degrés.

Lune, 33 degrés.

Vénus, 357 degrés.

Jupiter, 105 degrés.

Mars, 298 degrés.

Mercure, 165 degrés.

Saturne, 201 degrés.

 Plus intéressante est la table astronomique correspondante, car les Babyloniens étaient des astronomes avant tout.

Explication habituelle des degrés des exaltations.

 Il existe une explication qui se veut rationnelle, celle proposée par les traducteurs que voici. Les étoiles  * sont de l'auteur. Italiques de nos commentaires.

 
* Ces degrés correspondent, pour le Soleil, « à  peu près » à  l'équinoxe vernal des XII et XI siècles.

Cet 'à  peu près' est gênant car les Chaldéens calculaient la révolution lunaire au millième près et, avant la chute de l'Empire, utilisèrent un instrument optique dont nous n'avons plus que le nom en faisant le point sur le Pàôe Nord Galactique, en fait Arcturus, et arrivèrent semble-t-il et sous toutes réserves, au millionième. Voir la fraction équivalente de PI utilisée dans un autre article.

* De fait, correspondant plus ou moins (?) au premier mois de Nisan, l'appellation du Bélier, KU.MAL, le laborieux en louage €“ travailleur saisonnier en termes actuels - signe le Soleil qui revient travailler, triomphant, au Printemps. (en arabe, kamal).

* La Lune dans les Pléiades signerait son premier croissant et Vénus, en tant qu'étoile du matin DIL.BAT, la Messagère, annoncerait l'aurore et compléterait la suite dans la constellation des Poissons, ANUNITUM ou Poisson Austral. La Messagère, Vénus, correspond au vendredi...

Une remarque dans cette explication. L'auteur semble superbement ignorer que toute notre planète, Chine, Indes, Mésopotamie, Amérindiens, jusqu'à  l'époque néolithique et même mésolithique, attribue la Lune aux Pléiades. Continuons.

* A l'opposé, Saturne, Soleil de la nuit ou NINIB, est le Soleil de l'équinoxe d'automne et associé aux étoiles Alpha et Bêta de la Balance. Il ouvre la calendrier économique (calendrier identique au nôtre,  dit de la rentrée, débutant en septembre).

* Jupiter et Mars seraient liés aux solstices, Jupiter, associé au dieu du Ciel en tant que BEL-ENLIL et recevant le lever héliaque d'été dans les étoiles du Crabe et Mars, divinité noire, NERGAL, étant renvoyé au centre des saisons de Enki-Ea, au solstice d'hiver, près de Gamma et Delta Capricorne, lever héliaque vers le 20 du mois. Nergal serait la première Bête de l'Apocalypse, nous en parlerons dans notre traité d'uranologie 'métaphysique', pour autant qu'il y eut une métaphysique.

* Enfin, la 'queue' du Capricorne restant la demeure d'Ea, Protecteur et Instructeur des hommes et d'où viennent et retournent toute chose. Par la suite, si nous négligeons le dernier sursaut sous Assurbanipal et l'effondrement en -611, les choses restèrent fixées ainsi et il faudra attendre l'époque de Cambyse, vers -522, pour voir apparaître le système des douze divisions, apparaitre, oui, mais en prémices non fixées mais devinables.

A cette époque, la science chaldéenne était aussi florissante que le Français peut être la langue internationale à  la nà´tre. C'était déjà  la fin.

 Fin de l'explication avancée par l'équipe de Florisoone.

Bien, cette explication fleure bon ce que l'uranologie appelle la rationalisation après coup.

On part, pour un domaine inconnu, avec l'approche classique et quelque peu caricaturale où l'effet provient d'une cause et, ici, voyant les degrés dits de 'Mystère', on tente de comprendre le pourquoi de ces individus.

La traduction d'où sont tirées ces explications y décèle une vision 'magique' ou 'occulte' (donc l'approche est scientifique) et en tire les conclusions rationnelles données ci dessus. (Florisoone, 1950)

Sed haec positio stare non potest, quia stultus est sola ratio uero horum trium axium.

 Explication uranologique.

 Commençons par définir qui sont ces Babyloniens, en faisant abstraction de cette notion d'occulte, totalement scientifique mais pas très uranologique.

Ce sont des astronomes, mathématiciens, ce sont eux qui ont inventé le calendrier, le système de lumière et des magnitudes, la détermination des pas journaliers des astres, la trigonométrie sphérique, l'algèbre, le mécanisme des marées et tout ce que nous ignorons car les documents que nous avons sont les documents grand public, bref le 'moindre', les savants de Babylone n'ayant jamais voulu mettre le système par écrit, ne désirant sans doute pas jeter quelque perle à  un phacochère.

Relisons ces attributions à  la lueur des éclats des astres et ne représentons pas ces astronomes comme le fit un auteur français du vingtième siècle, tels des animistes apeurés frappant dans des casseroles lors des éclipses parce qu'ils auraient eu peur que la Lune ne mange le Soleil. J'ignore où cet auteur (M.G. pour les intimes) a trouvé des documents relatant ces 'pratiques' !?

Un policier pense comme un policier et un astronome pense comme un astronome et un politique... Euh, non..

Le tableau ci-dessous reprend les éléments astronomiques actuels classés dans l'ordre croissant des magnitudes, donc inverse de la grandeur, et les attributions mésopotamiennes.

 

Astres Magnitudes Tradition Diurne Nocturne
Soleil -26,8 / -27 19 degrés 19 degrés -
Lune -12,7 / +0,21 33 degrés 33 degrés -
Vénus -04,1 / -4,4 357 degrés 72 degrés 357 degrés
Jupiter -02,6  105 degrés 105 degrés 345 degrés
Mars -01,9 298 degrés 133 degrés 298 degrés
Mercure -00,2 / -0,42 255 degrés 165 degrés 255 degrés
Saturne +00,8  201 degrés 201 degrés 216 degrés

Il n'y a plus qu'à  lire dans l'ordre astronomique et celui des signes, ce sont les mêmes. Soleil Bélier, Lune Taureau, Vénus Gémeaux, Jupiter Crabe, Mars Lion, Vierge Mercure et Saturne Balance.

C'est tout simple. Les degrés d'exaltation précisent simplement la magnitude exacte de l'astre.

On projette, sur un graphique, les longitudes de zéro à  210 degrés et les magnitudes. On obtient ainsi nos deux axes x et y. De fait, tout naturellement, et sans référence 'magique' à  un quelconque calendrier ou aux étoiles, les astres se positionnent en fonction de leur éclat.

exaltations degrés logarithmiques
exaltations degrés logarithmiques

Les astrologues qui utilisent cette donnée pour en tirer des pronostics (!) ignorent cette information jamais lue ailleurs, leurs degrés d'exaltation sont de simples magnitudes astronomiques - pardon pour le pléonasme - tout comme ils ignorent que leur Zodiaque de 12 'signes' égaux est un document religieux décrivant un monde idéal et non une approche divinatoire. Ils ignorent aussi que leur Part de Fortune est un report de calcul lunaire, bon.

Bien, maintenant notons la structure du système.

Les Babyloniens utilisaient un simple complément à  15 en inversant la série de Saturne au Soleil, c'est à  dire en continuant en 'signes' de déclinaison Sud.

Ce qui complète la suite. Après la Balance, on remonte via le Scorpion et Saturne, le Sagittaire et Mercure ... Jusqu'à  Poissons et Vénus.

 Notons aussi, ce qui n'apparait pas avec le système de grandeurs inversées utilisé à  notre époque, que le grand Dieu, Enlil, est la Lumière Absolue.

(Dans notre système actuel, plus un objet est brillant, plus sa magnitude est petite. Une variation en magnitude de 2,5 équivaut, en contraste de luminosité, à  10.)

 Notre Soleil, en effet, n'arrive qu'au degré 21 du 'signe' du Bélier. Enlil, c'est le degré Zéro. Une Lumière. La Lumière au sein de la Lumière... C'est même plus que cela mais on ne peut tout écrire.


Il serait intéressant de prendre la progression de l'époque, car nous avons 'rationalisé' la leur, et de voir à  quoi correspond le rapport si l'on remonte de 21 à  0.

Ils n'ont certainement pas fixé ce 21 par hasard, il suffit de lire les évaluations des 'directeurs' des observatoires pour voir que ce n'était pas des rêveurs, loin de là . Si l'agencement après le Soleil est déterminé et invariable, ce degré 'zéro-humain' devrait avoir un sens.

On le voit, les attributions ne furent pas fixées au hasard des étoiles ou des mois du calendrier civil comme l'a supposé l'équipe du traducteur qui, il est vrai, ne comportait sans doute pas d'astronomes.

Nous disons de la même manière que le 21 mars signe le premier jour du printemps alors que nous savons qu'il ne s'agit que d'une traduction dans le parler et les références populaires de l'équinoxe astronomique.

Sirius, sur ce graphique, se positionne après Mars avec sa magnitude de -1,4. Il est, en j2000,0 à  101,3 degrés de longitude, mais son degré (de mystère!) est un invariant, chaque étoile se positionne sur le cercle religieux selon sa magnitude, son éclat donc.

Un auteur en 1548 nous fournit un thème du monde un rien différent.

Voici, selon lui, la figure de la création du Monde; c'est-à-dire d'Adam, monde incarné, qui est sensée correspondre à la conjonction entre le périhélie et l'équinoxe d'automne vers -4000. C'est, très simplement, le thème de naissance d'Adam, ni plus, ni moins.

Certaines positions sont directement tirées des exaltations dont nous savons, nous avons écrit un article à ce sujet, qu'elles sont la simple projection logarithmique de l'éclat des astres, de là la suite Soleil, Lune, Vénus, Jupiter, Mars, Mercure, Saturne (Uranus, Neptune, Pluton). Nous mettons un '*' pour ces exaltations.

Voici ces positions.

* Soleil, 19° Bélier

* Lune , 3° Taureau

* Vénus 27° Taureau

Nœud 3° Gémeaux

Mercure 15° Gémeaux

Part de Fortune 14° Crabe

Mars 28° Scorpion

Saturne 21° Verseau

Jupiter 28° Poissons.

La position du Soleil est symbolique, Mercure ne pouvant se trouver en Gémeaux. Les 27° de Vénus aussi.

Voici les pointes des secteurs horaires déduites de sa 'figure'. Elles sont douteuses.

AS. 1° Crabe

2. 03° Lion

3. 03° Vierge

4. 01° Balance

5. 27° Scorpion

6. 07° Sagittaire

7. 01° Capricorne

8. 03° Verseau

9. 03° Poissons

MC. 01° Bélier

11. 27° Taureau

12. 07° Gémeaux.

Étude en cours décembre 2018. Nous avons trouvé cet ouvrage le 3 décembre 2018.
Bonne visite.

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